Le 22 Mai 2018 Pourquoi faut il être dans la rue ?

Parce que même à Pôle emploi nous sommes concernés

Les politiques de restriction budgétaire impactent tous les opérateurs de l’Etat. Pôle emploi est donc tenu de participer à l’effort. Après un premier tour de vis de 50 millions d’euros cette année  et la suppression de  297 postes … on nous annonce  un plan de baisse des effectifs : 4000 postes sur les années à venir … infos qui n’ont été démenties ni par la ministre du travail ni par notre DG !

Sans parler des conséquences du renforcement des équipes de contrôle de Pôle emploi qui vont passer de 200 à 600 d’ici fin 2018 puis à 1000 d’ici 2020, postes pris sur d’autres tâches et bien évidemment sans renforts !

La fin des cotisations salariales chômage dès 2018, et la diminution des cotisations patronales chômage à venir, vont de fait avoir une répercussion sur les ressources de l’UNEDIC. UNEDIC, qui doit financer aux 2/3 le budget de Pôle emploi, la question des ressources de l’UNEDIC reste posée pour les prochaines années. Et donc celles de Pôle emploi également.

Parce que tous les Services Publics sont aujourd’hui attaqués


Accessibilité moindre, fermeture de points d’accueil, effectifs revus à la baisse alors que la
charge de travail ne cesse de croître, missions bradées, réorganisations excessives, sous-traitance renforcée aux opérateurs privés, … Il devient difficile dans ce contexte de rendre un service de qualité à l’usager ! A la SNCF, dans les hôpitaux, à la fac, à la Poste, à l’Inspection du Travail, dans les Palais de Justice, à la Sécu, aux impôts, à la CNAV, …, et à Pôle emploi !

En s’attaquant aux Services Publics, facteurs de cohésion sociale, et en ouvrant nos missions aux marchés, c’est le dernier rempart contre les inégalités qui est en train de sauter. Les employeurs auront beau jeu de faire accepter à toutes et tous l’aggravation des conditions de travail, le gel des salaires, les temps partiels imposés, la précarité, les mutations forcées, les horaires éclatés, le travail du dimanche, l’allongement du temps de travail, les bas salaires… Toutes les régressions sociales des dernières Loi travail !!

Et quels seront les impacts sur nos métiers du projet de Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel  réformant l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance chômage ??  Le changement de gouvernance de l’UNEDIC, et la main-mise de l’Etat sur les orientations budgétaires de l’Assurance Chômage vont-ils déboucher sur un simple  filet social minimal, sur la flexi-précarité à l’anglaise. Alors bientôt tous précaires ? Voilà ce vers quoi vont nous mener ces politiques si nous ne réagissons pas très vite.

Et parce que c’est tous ensemble que nous sommes plus forts !

Tous en GREVE  le 22 MAI !

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